
Existe-t-il un son de ville, un local qui ne serait pas commun à toutes les villes ? Et un son le septième jour différent des autres jours de la semaine ?
Quelque part entre le relevé méticuleux de l’activité acoustique d’une ville le dimanche et la composition abstraite d’atmosphères et d’images acoustiques.
On oscille entre le réel et le surnaturel, le réaliste et le surréaliste sans jamais vraiment s’installer dans l’un ni dans l’autre. Une “phonographie” de ville.
01 Jardin de Ville (5’10)
Début d’après-midi au “jardin de Ville”, kermesse au bénéfice de la Croix-Rouge, numéros gagnants ou perdants, jeux traditionnels en bois, jeu de massacre fait de boîtes de conserves, patins, hockey sur rollers…et un personnage qui s’invite au micro… voilà les éléments à peine bousculés, légèrement déplacés et re-sculptés pour ce petit opéra de jardin.
02 La partie de Boules (4’04)
Un terrain de boules près de la rue du général Mangin. Sons des boules, commentaires des joueurs… les images acoustiques se troublent, se figent, basculent dans un hors champ surnaturel qui s’évanouit aussitôt pour revenir capter l’instant suivant et recadrer à nouveau la scène. Légers étourdissements, absences passagères…, puis les deux mondes coexistent presque tranquillement.
03 Manèges (8’47)
Saute-mouton entre l’univers d’un parc (toboggan, tourniquet…) et celui de la vogue (machines à sous, ramdam des manèges, et pauvres effets sonores, …). Pour l’anecdote, “Allez, pas de beignets, Mimie la grosse souris (Minie ?), allez encore une, envoyez la patronne, enc…encore, encore…”(sic) est livrée sans montage….